Ca dépote violemment dans ce quatrième volet des aventures de John Rambo. Superbe de la première image au générique final, il se dégage de cet épisode une barbarie étonnante.
Se déroulant dans les forêts birmanes, sous des pluies battantes une bonne partie du temps, Rambo IV ressemble beaucoup à Rambo II, La Mission. Et bien que l'on retrouve pas mal de similarités dans les séquences, la mise en scène de Stallone rend cette épopée tout aussi jouissive que ses illustres préquelles.
On a par exemple droit à une déjà-vue scène de la libération des otages, de nuit sous la pluie. Cependant, elle est ici bourrée de tension, on s'inquiète du sort de chaque personnage, même ceux brièvement esquissé. Ca a beau être de la redite, c'est une vraie réussite. La chouette musique, quasiment que des percus, illustre au mieux ce petit moment de bonheur cinématographique.

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L'aspect cartoon des deux précédents films est ici abandonné pour un réalisme déroutant. Les agissements des méchants sont cruels, leurs tortures des plus imaginatives et malheureusement des plus plausibles.
C'est ce systématique retour à la réalité - ok c'est du cinéma, mais ça arrive tous les jours dans de nombreux pays du monde - qui rend ce film particulièrement puissant.

D'un point de vu actioner pur, on nage en plein bonheur.
L'apport de l'imagerie digitale transcende toutes les scènes d'action, d'une sauvagerie rarement atteinte à l'écran. Rambo IV est méchamment sanglant, toute escarmouche se concluant dans les mêmes effusions que le débarquement du Soldat Ryan.
C'est de la folie.

Ainsi Rambo use de son arc expéditif et ravageur, creuse quelques jolies sourires avec sa machette, pour enfin abuser de la sulfateuse de jeep et procèder à des coupes franches dans les rangs birmans. La tripaille vole, les membres giclent, il va être difficile de faire plus violent.

Il y a désormais un avant et un après John Rambo.

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