Oh mes (a)yeux, Warrior Queen est à placer dans les sommets du panthéon du Grand N'importe Quoi… Pourtant on a l'habitude à frozentivi de visionner des métrages au scénario confus et au montage quantique, cependant, et c'est la plus grande joie du cinéma, on arrive toujours à être surpris…

Se déroulant le 22 Août -79 précisément, dans la belle région de Pompei, Warrior Queen narre plus ou moins des trucs avec des gens. Cybil Danning incarne un personnage d'origine impériale (on suppose la Warrior Queen du titre). Elle se rend à Pompei pour affaire (on peut le penser…) et y rencontre Donald Pleasance affublé d'une couronne d'olivier et bien allumé comme d'habitude.

En parallèle à cela, on assiste à un marché d'esclaves fort dénudés, exposés, pour l'anecdote, à l'envers ; puis à l'initiation saphique de la jeune première dans la maison des plaisirs de Venus (dont la déco comporte un improbable phallus en plâtre de 3m...). Le tout dure une bonne grosse demi-heure.

Puis vient le héros, Marcus, gladiateur de son état qui va sauver la virginité de la donzelle des vils assauts du grand méchant de service, lui aussi gladiateur. S'en suit une bref et décevante empoignade.

A ce moment du film, on doute un peu de l'intérêt de la chose. Heureusement pour notre plus grand plaisir, on va assister à des jeux du cirque qui vont pleinement nous réveiller à défaut de nous émerveiller. Entre deux stocks shots de vieux péplum, la production nous offre deux joyeux divertissements. Le premier est une bataille de frisbee tranchant à la Tron, avec des combattants en jupette accrochés par une corde à une colonne… A chaque lancé raté il s'agit alors au maladroit guerrier de faire un tour le long de la colonne et ainsi raccourcir sa corde et sa marge de manoeuvre… Aussi improbable que sadique et plaisant !

La deuxième épreuve est bien moins originale : deux gladiateurs munis de gants hérissés de pointes doivent se croiser avec des lianes au dessus d'un parterre de pieux. C'est moins surprenant, mais rigolo quand même...

La troisième épreuve, et bien elle n'aura pas lieu, car le Vésuve (rappelez vous, nous sommes à Pompei) mettra fin à ces jeux qui à n'en pas douter marqueront la mémoire des cinéphiles et amateurs de joutes romaines avertis.

Il serait immoral de ne pas avouer s'être un peu ennuyé pendant les longs banquets et fêtes orgiaques des habitants de Pompéi, toutefois l'épreuve du frisbee, les trois dialogues de Sybil Danning ainsi que la prestation halluciné de Donald Pleasance sortent le film du magma lénifiant dans lequel le Vésuve l'a plongé. Du moins un petit peu...

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