C'est incroyable qu'on ait mis autant de temps pour trouver un film qui mélange enfin deux de nos plus grandes passions : la gymnastique et la baston.

Filmé par le même réalisateur que l'incroyable Opération Dragon, Gymkata suit quasiment le même scénario. Bruce Lee est remplacé par un gymnaste américain, le tournoi par une chasse à la conte Zaroff, et le Kung-Fu par des acrobaties gymniques mortelles.

Car oui, les enchainements exécutés par l'amateur de léotard et de magnésie peuvent être aussi offensifs que les uppercuts ou back kick du karatéka. Ou du moins c'est ce que Gymkata tente de nous démontrer.

de la fixe...

Jonathan Cabot, le héros incarné par le médaillé olympique Kurt Thomas, est envoyé dans un pays aussi fictif que primitif pour participer à un parcours de la mort. Le gagnant de cette terrible course reçoit en récompense un lopin de terre. Même pas de l'or ou la virginité de la princesse (quoique...), juste un petit bout de gazon. Et pourtant les américains ont besoin de ce champ herbeux pour pouvoir lancer leurs satellites ainsi et finaliser leur programme Star Wars (le film date de 1985, en pleine guerre froide). Oui, vous ne rêvez pas, le scénario est totalement con.

Après un rapide entrainement pseudo-militaire, durant lequel on lui présente la princesse de ce petit pays, Jonathan est envoyé en mission. Il va bien évidemment gagner la course et, en cadeau bonux, le coeur de la princesse.

L'histoire dans Gymkata, on s'en fout ; nous ce qu'on veut voir c'est un gymnaste envoyer des rondades et des flips dans la tronche de ses adversaires. Et de ce point de vue, le film est assez généreux.

des arçons...

Jonathan arrache des dents en effectuant de jolies soleils sur la barre fixe improvisée d'une sinistre ruelle. Il écrase les mâchoires des goujats qui l'assaillent en combinant saltos et vrilles. Et, morceau de bravoure de Gymkata, il annihile une trentaine de cinglés lors d'un improbable exercice au cheval d'arçons qui justifie à lui seul le temps d'entraînement pour effectuer des cercles Thomas. Cette scène est d'ailleurs sacrément surprenante, car les participants de la course doivent traverser un village rempli d'une faune de dégénérés courant cul nu avec des fourches et des serpettes, ces fondues du bulbe massacrant sans vergogne le touriste qui se serait perdu là.

Bon, on ne va pas mentir, Gymkata est une... cata (oulah elle est facile celle-là...), mais comme il tellement rare de voir de la gym - et de la bonne - au cinéma, on ne va pas faire la fine bouche, et on va même s'en resservir une nouvelle tranche, mais en accéléré cette fois...

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