Dans ce premier roman, David Gunn nous narre les aventures pleines de bruits et de fureurs de Sven Tveskoeg, un soldat de la Légion qui se trouve systématiquement au mauvais endroit au mauvais moment. A moins que ce ne soit le cas des personnes qu'il croise. Embrigadé malgré lui dans le corps d'élite des Faucheurs, il va bientôt se retrouver à la tête d'un petit contingent avec lequel il partage son expérience et goût de la destruction, ce qui est loin de plaire à tout le monde.

Un personnage à la Riddick (sans le scénario inconsistant et prétentieux, cf notre chronique), des environnements hostiles à la Starship Troopers, un petit soupçon des Anges Déchus, le tout passé au blender sauce sang/sperme/sueur ; l'univers de l'écrivain n'est pas très original, mais on s'en fous, parce que ça fonctionne.

Sven a un caractère bien trempé, il patauge d'ailleurs une bonne partie du temps dans des marécages infects. Sa force surhumaine et ses capacités de regénération en font un indestructible parasite autant pour ses ennemis que pour ses supérieurs, et son irrespect de la hiérachie n'a d'égal que ses cuisants coups de pompes. Armé d'un volubile et irritant flingue intelligent, on lui confie les missions les plus délicates dans l'espoir d'enfin s'en débarasser. Cependant, comme la marée, il ne cesse de se repointer, et en plus, il a le culot de s'en tirer avec les honneurs !

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Ce premier tome est super plaisant à lire, j'espère que la suite sera aussi nerveuse. En effet, il se passe tout le temps un truc, chaque chapitre apporte son lot de surprises et de seconds couteaux qui se font rapidement envoyer ad patres, le plus souvent dans une foultitude de petits paquets, voire sous forme liquide.
En définitif, seuls les lecteurs seront heureux de passer du temps avec Sven Tveskoeg, Le Faucheur.

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