Le premier Ascenseur, film d'épouvante improbable qui a pourtant gagné un prix au festival d'Avoriaz, était aussi chiant que la musique qui accompagne généralement notre séjour dans ce véhicule ascensionnel. Pas du tout horrible, absolument pas marrant, et super long, on est nombreux à en garder un souvenir sacrément fade. Pourtant, Dick Maas, réalisateur de l'excellent Amsterdamned, était au commande de ce film ras du plancher. Mais alors serait-on passé à côté du potentiel énorme d'un tel concept ?
Heureusement pour nous, et le septième art, des années plus tard, le même réalisateur se lance dans une suite de l'Ascenseur, et, il s'avère que c'est pas mal !

Nanti d'un budget que l'on imagine largement plus conséquent, cette séquelle est rythmée, drôle, et nous propose un casting bien alléchant : de la bien mignonne Naomi Watts qui deviendra plus tard l'égérie inoubliable du King Kong de Peter Jackson, à Michael Ironside et Ron Perlman qu'on est toujours content de retrouver dans un film - même si le plus souvent c'est super pourri, pour notre plus grand plaisir d'ailleurs.

L'histoire à base d'expérimentation bionique de l'armée n'est pas extraordinaire, mais ce qui est cool c'est la capacité sans cesse renouvelée du réalisateur de nous faire flipper dès l'ouverture de la porte de l'ascenseur criminel ; même l'innocent carillon d'arrivée de l'élévateur va créer une tension toute palpable pour le spectateur. Rien que pour ces petites sensations, chapeau Dick Maas !
Bien évidemment on a droit à tous les grands classique de la phobie des ascenseur avec le pauvre aveugle et son chien qui tombe dans la cage d'ascenseur vide, à la plus gore et jouissive décapitation du gardien de nuit coincé par les biens blagueuses portes. D'autres scènes sont bien plus étonnantes et on peut découvrir ainsi la haine qui semble bien profonde des cages ascendantes pour tous les rollerbladers.

Après l'élimination dans la joie d'une bonne partie du casting, et spécialement le massacre en bonne et due forme d'un Michael Ironside par sa propre création, le cruel ascenseur, tout se termine dans une déferlance d'action à coup de bazooka, cet saleté d'appareil n'a qu'à bien se tenir, que diable !

Franchement très sympa ce retour d'un des plus grands criminels de tous les temps - n'oublions pas que l'ascenseur fait plus de victimes que le requin, ou même Jason - est vraiment une petite réussite, et c'est probablement le meilleur film qui met en action un ascenseur psychopathe.

partager