Des poissons carnassiers préhistoriques, des demoiselles peu vertueuses, et de la barbaque sanguinolente par container entier, voilà ce que nous réserve le réjouissant Piranha de Alexandre Aja.

Deuxième remake du film mythique de Joe Dante surfant sur la vague des dents de la mer, Piranha version 2010 est nettement mieux réussi que celui de 1995, mais ne surpasse pas le délire visuel de Piranha 2, première oeuvre aujourd'hui culte de James Cameron. D'ailleurs à frozentivi on préfère se faire une bonne séance de ce concombre des mers surréaliste que de se visionner l'intégrale du Titanic - pourtant on rêve à l'improbable crossover des deux films...

Revenons à nos poissons.

Le Piranha de Aja est fort généreux pour l'amateur d'invasion animale. Bien sûr, le scénario est tout ce qu'il y a de plus classique : on est en plein spring break, les étudiants venus de l'Amérique tout entière se rejoignent sur les rives du lac Victoria pour laisser libre court à leurs déferlements hormonaux les plus viles, mais l'eau du lac est déjà plein de plus retors visiteurs : des piranhas ancestraux affamés.

La présentation des principaux protagonistes est vite expédiée, une maman sherif, son adolescent de fils, sa jeune soeur et son petit frère, sa copine - qui n'est pas sa copine -, un réalisateur de porno peu scrupuleux, et ses deux sculpturales actrices, qui malgré leurs attributs mammaires gonflés sont loin d'être aussi silly/conne que prévue.

Tout ce petit beau monde se trouve éloigné de la fête principale et son acmé, un concours de t-shirt mouillé, mais ça n'a finalement que peu d'importance car les poissons eux, sont partout. Et le massacre de commencer.

Profitant pleinement des avancés technologiques en image de synthèse, Alexandre Aja nous gratifie d'un festival sanglant des plus réussis. Le nombre de personnages bouffés est impressionnant, et le réalisateur en rajoute avec toutes les mutilations permises par l'environnement : torse sectionné par des haubans, visage arraché par des hélices. Ça saigne beaucoup, tout en conservant ce côté over the top et décalé qui caractérise le cinéma gore rigolo. Le film est aussi très appréciable pour tous ceux qui aiment la plastique et les bikinis, ce qui constitue d'ailleurs un met de choix pour les voraces poissons.

Facile à se procurer en DVD pour un franc six sous, Piranha version 2010 ne peut pas décevoir, et on est d'ailleurs bien triste de l'avoir raté en 3D à sa sortie, une 3D pour une fois justifiée.

Maintenant il faut qu'on se trouve la séquelle de ce remake, au titre prometteur : Piranha 3DD.

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